Lyra, 12 ans, est une orpheline rebelle qui vit à Jordan College, un établissement de l'Université d'Oxford, dans un monde parallèle qui ressemble au nôtre mais qui a évolué de façon un peu différente. Elle a pour compagnon Pantalaimon, son dæmon, un être capable de prendre de nombreuses formes animales.
Le monde de Lyra est en train de changer. L'organisme gouvernemental global, le Magisterium, resserre son emprise sur le peuple. Ses sombres activités l'ont poussé à faire enlever des enfants par les mystérieux Enfourneurs. Parmi les gitans, qui ont perdu beaucoup des leurs, court une rumeur : les enfants sont emmenés dans une station expérimentale quelque part dans le Nord, et on pratique sur eux d'abominables expériences...
Lorsque Roger, le meilleur ami de Lyra, disparaît à son tour, la petite fille jure d'aller le chercher, jusqu'au bout du monde s'il le faut...
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Cet avis a été ajouté par phab le 11 Jan. 2009
Parfois, le cinéma nous réserve des surprises auxquelles on ne s’attend tellement pas. Enfin, si avouons, de cette Boussole d’or, on attendait beaucoup, mais toujours avec cette pointe d’angoisse dans le ventre, cette boule qui nous sert les tripes en craignant un Monde de Narnia bis ou un Eragon bis en s’installant dans la salle de ciné. Non que ces deux films ne soient véritablement mauvais, mais, nourris à l’heroic fantasy, on attend toujours de voir un film qui nous ferait autant rêver que L'Histoire Sans Fin quand on était gamin - où, soyons fous, qui égalerait la trilogie inégalable de Peter Jackson.
Et là commence A la croisée des mondes : la boussole d’or. Et, là, instant magique, voici que cette boule dans le bide, celle qui se coince autant dans le ventre que dans la tête, voilà que d’un coup, sans prévenir, elle s’envole. Car dès les premières secondes, dès le générique, la sublime musique d’Alexandre Desplat, et cette poussière dorée qui s’envole et nous envoûte, nous voilà partis la tête la première dans un voyage tout bonnement formidable. Certes, n’est pas Peter Jackson qui veut, et Chris Weitz ne nous livre pas un film de la trempe du Seigneur des Anneaux. Certes. Mais son film est magique. Tout simplement.
Porté de bout en bout par une gamine haute comme trois pommes, aux faux airs de Uma Thurman et bourré d’un talent et d’une maturité étonnante, La Boussole d’or nous fait découvrir un monde parallèle que l’on parcourt avec des yeux d’enfants… D’autant que le film mélange les genres, les références, les époques, passé, présent, futur. On pense autant à un certain sorcier cicatrisé, qu’à un anneau unique, qu’à The Island, qu’à ces fameux contes de fées et ces histoires de sorcières, qu’aux livres dont on est les héros qu’on lisait quand on était gosse. Comment ne pas parler enfin, de la sublissime Nicole Kidman, totalement somptueuse dans son rôle de Cruella d’enfer, de Daniel Craig, barbu et sex-appeal à fleur de peau, et de Iorek, somptueux ours blanc à câliner avec précaution…
Alors oui, ce film est un vrai cadeau du Père Noël, et même si les lecteurs du roman de Philipp Pulman risquent bien d’être un peu frustrés (mais chut !) et même si certains détails chiffonnent un peu (ellipses faciles, sorcière volante…), on lui pardonne, car l’ambiance est bel et bien là – et on s’en prend plein les mirettes avec un plaisir certain. Vivement la suite… Et moi, d’ici là, je vais partir à la recherche de mon daemon…
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