|
Un agent d’Interpol et un procureur en jupons font l’impossible pour confondre une multinationale de la finance impliquée dans le blanchiment d’argent et le trafic d’armes. Ils se heurtent à une dangereuse organisation aussi puissante que tentaculaire. En s’inspirant de la faillite de la Bank of Credit and Commerce International au début des années 90, l’Allemand Tom Tykwer tisse un suspense haletant nourri à la paranoïa et au mensonge, dans la plus pure tradition du thriller politique américain, avec en fond, la corruption des institutions majeures du système écrasant dans lequel nous vivons. Et plus particulièrement le monde de la banque, dont les journaux rappellent aujourd’hui à chaque minute qu’elles tirent les ficelles du monde, pour le résultat que l’on sait.
Supplantant Naomi Watts, étrangement en retrait, le justicier Clive Owen, traits tirés, barbe de quatre jours et regard hypnotique, court comme un fou, dans cette lutte symbolique du Bien et du Mal qui s’achève symboliquement à Istanbul, non loin d’une mosquée, comme pour souligner l’esprit providentiel de sa destinée. Peut-être un peu maladroit dans ses emblèmes et ses paraboles, Tykwer s’est auparavant distingué dans son emploi sobre mais efficace de la caméra et également en démolissant le musée Guggenheim de New-York, dans une fusillade parmi ce qui se fait de mieux dans le genre. Peu original mais fichetrement bien conduit.
Découvrez les dernières fiches film ajoutées par les membres
Consultez les dernières critiques de films des membres
Découvrez les actualités quotidiennes du cinéma