Photo de Anne Fontaine à propos du  film cinéma Anne Fontaine et publiée le 27 Avr. 2015 à 12:54:14

Actu cinéma sur Anne Fontaine.

Par Fabrice Laroche - Publié le dans Actus Cinéma > Stars & Cinéma Anne Fontaine : une cinéaste du triangle amoureux et de l'ambiguïté sexuelle- Note 0/5 (aucun vote) - 2053 lecteurs.

Partagez et suivez-nous ! Navigation plein écran

Vous devez être inscrit sur Passion Cinema pour créer votre Wishlist*
La Wishlist ?
*Liste d'envies

Insatiable exploratrice du triangle amoureux et de l'"ambiguïté sexuelle", la cinéaste Anne Fontaine est venue présenter son dernier film Gemma Bovery au festival du film français Colcoa, qui se tient jusqu'à lundi à Los Angeles.

Dans un entretien à l'AFP, elle a évoqué son prochain film, "Les innocentes", tourné en Pologne, et le cinéma français en Amérique, alors que Gemma Bovery, déjà sorti en France, arrive sur les écrans américains le 29 mai. 

Qu'est-ce qui vous a séduit dans l'album de Gemma Bovery dont est adapté le film?

C'est le personnage du boulanger (narrateur du film) qui a résonné le plus en moi. Il tombe amoureux de quelqu'un qui ne répond pas à son désir mais surtout, avec lui, l'imaginaire dépasse le réel. Pour moi aussi, dans la vie réelle, je trouve tout trop lent, pas assez intense, donc je comprends très bien ce personnage qui croit s'être retiré du monde, mais tous feux dehors dès qu'arrive devant chez lui cette femme avec ce nom qui fait rêver. Les noms, c'est une promesse en littérature. Mon personnage est exalté, il vit la littérature comme une passion. La littérature est un lieu où tout est possible.

Un peu comme dans "Le mépris" où un tout petit geste tue l'amour de la protagoniste pour son mari, il suffit d'un petit geste de la main de Gemma pour que le boulanger, votre personnage pivot, en tombe fou amoureux.

Oui, un petit 'au revoir' très enfantin, pas du tout sexué. On isole beaucoup les choses quand on commence à investir son fantasme dans quelqu'un et le sujet de cette obsession n'est en général pas du tout au courant. Mais l'inverse est aussi vrai. C'est comme dans la nouvelle de Colette, "Le képi". C'est une femme qui attend son amoureux avec une très forte excitation, et il arrive avec un képi.

Et elle ne regarde plus que le képi, qui détruit toute la construction amoureuse. Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'aller derrière les apparences et de faire basculer la zone aveugle qu'on a chacun. Tout être humain construit quelque chose auquel il croit, en général, et il vit sur une sorte d'équilibre instable qui peut s'entrechoquer avec une rencontre. Je travaille beaucoup sur les zones sensibles opaques, les troubles, l'ambiguïté sexuelle m'a toujours intéressée. Ça me paraît une constituante extrêmement fondatrice de la complexité humaine et, dans un film, c'est un lieu pour explorer le déséquilibre.  

Le triangle amoureux est récurrent dans vos films.

Il y a dans mes films une triangulation qui revient, je le remarque, c'est à mon insu. Mais dans le film que je viens de tourner, il n'y a pas de trio car il y a 27 femmes et un jeune médecin français. Je reste dans l'ambiguïté sexuelle très forte mais d'une manière très inattendue.

Ça se passe en 1946 dans un couvent polonais. Ce qu'on va y découvrir est assez hallucinant. Mais il y a aussi une part sur le désir. Ces nonnes ont été violées par l'armée russe. C'est sur la foi, la maternité. Il y a une situation paroxystique liée au sexe car, évidemment, on ne peut pas tomber enceinte quand on est une nonne.

Source : AFP

Partagez et suivez-nous ! Navigation plein écran

Vous devez être inscrit sur Passion Cinema pour créer votre Wishlist*
La Wishlist ?
*Liste d'envies

Note des lecteurs : 0/5

Entre nous, vous en pensez quoi ? Cool, c'est bon à savoir ! Bof...on peut s’en passer

Commentaires

Envie de réagir ?

Inscrivez-vous pour laisser un commentaire...

Les dernières actus

 
Replier le menu
Afficher les dernières news
haut de page haut de page accueil

Identifiez-vous sur Passion Cinema

Créez un compteIdentifiants perdus